se tenir en forêt et le geste d’écrire

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25 juin 2016, atelier d’écriture Marilène Vigroux

… vivre cette expérience limite qu’est écrire pour oser s’y perdre, faire du hors-piste ou du hors sentier. Et se perdre car il ne s’agit pas de comprendre ou d’apprendre. La forêt est avec nous, elle est même l’acteur principal du travail de mise en état de corps.

Un espace, un domaine, un enveloppement, le végétal. L’animal peut-être ou bien même le champignon, les éléments. On s’invente un comprendre, on s’invente ce que l’on prendra avec nous. Nous expérimentons des manières de nous tenir dans la forêt qui sont aussi en même temps des manières de nous perdre.

Marcher. Toucher. Se poser. Appuyer. Caresser. Faire empreinte. Alors le mouvement que nous habitons, le mouvement de notre écriture, a avoir avec le souvenir du corps en contact de la forêt.